POEMES |
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Pourquoi naître alors qu’on doit mourir ? Pourquoi vivre alors qu’on doit souffrir ? Pourquoi sourire alors qu’on doit pleurer ? Pourquoi courir alors qu’on doit s’arrêter ?
Car il faut souffrir pour apprendre à être, Car il faut pleurer pour après sourire, Car il faut s’arrêter pour ne plus courir.
Pourquoi faut-il être deux pour attendre la mort ? Pourquoi faut-il donner notre cœur ? Pourquoi faut-il trouver le bonheur ?
Car à deux on ne pense pas aux linceuls, Car notre cœur se donne lui-même, Et ce n’est pas dans le malheur qu’on s’aime.
II Ils se battent pour une idée, Que tous ne comprennent pas. Et en jouant leur vie au dés, Ils gagnent ce qu’ils ne méritent pas.
Qui leur offre le malheur . En chantant la fleur au fusil, Ils iront mourir en chœur.
Qui ne leur reviendra pas. Et au milieu des champs d’horreur, Il ne les aidera pas.
Pour un pays, une idée un homme. Et même si la guerre tue, Ils se battront toujours, les hommes.
Qu’il pense à l’au-delà Et devant la vie reste coi. Il se demande comment Avant de se demander pourquoi Car à lui-même il se ment En puisant dans son carquois. Il construit pour mieux détruire Ce qu’il à mis tant de temps à comprendre, Ce qu’il à mis tant de temps à découvrir ; Mais à son jeu il se laisse prendre. Jusqu’ou ira-t-il dans sa folie ? Nul ne peut le dire. Et à la mort il se rallie Car son seul avenir est de mourir.
IV
En croyant donner le bonheur, Et sans lui demander son avis On lui impose déjà sa dernière heure.
De jours en jours, d’années en années , Pour accomplir la dure tâche En évitant d’être damné.
A un nom, a une image, A une foi mais en vain Il essaiera d’être sage.
La conclusion d’une existence, Achevée dans la moiteur d’un drap, Pâle avenir d’une vie privée de sens.
V Je voudrais mourir, Pour ne plus sourire Au gens qui m’indiffèrent Et m’envoyer en enfer
Tous ceux qui m’ont blessé Dans ma tête, dans leurs paroles, Ne plus jouer le rôle
Pour au fil des jours m’user En me saoulant de mots, Sans souci de mes maux.
Las, je recommence mon rêve, D’une vie sans aucun bruit, En oubliant ces cris.
Un peu plus tous les jours, Qui me donne cette tendre douceur, Blotti tout au fond de l’âme sœur.
VI
Sans un battement de cil, Je regarde le monde Comme une immense ronde.
Se trouve dans l’avenir. Rempli d’ambition, d’espoir, Il ne cherche qu’à croire
Ou il aura sa place en haut, Et qu’il sera le maître D’un monde qu’il fera naître.
Pour trouver le bonheur, En oubliant le pire En imaginant le rire.
D’une sombre dernière heure, Blottie dans le tiroir Du dernier coin de vie, il voudra croire Qu’il y a un paradis Qui, tel une utopie, Un rêve ou un espoir Masque le désespoir. Las, il imagine être un enfant Mais l’enfer est pour les enfants, Car à l’aube de leur temps Ils ont encore à se battre longtemps.
Pour croire qu’il aimera toujours ? Pour monter très haut dans l’espoir ? Et retomber un soir au fond d’un bar.
Un monde pour rêver. C’est ce que je fais ce soir Pour éviter d’être un tiroir. Le monde est un grand meuble, ou quelques milliards de tiroirs grinçants ont souvent peur de s’ouvrir, mais n’hésitent jamais à se fermer…
Quelques gouttes d’eau sur des joues pâles, Restes infimes d’une passion brûlante, Piètres souvenirs d’un Amour fatal, Dont il ne reste qu’une larme souffrante.
Des jours de chaleur et sans raison Se sont écroulés pour quelques heurts, Et ne sont plus que cœurs sans maison.
Dont il ne reste que le sombre souvenir, D’un Amour disparu dans le firmament, Des cœurs perdus qui à l’infini vont souffrir.
Qui resteront à jamais vivantes, Qu’en quelques gouttes d’eau sur des joues pâles, Restes infimes d’une passion brûlante. RIEN NE MEURT VRAIMENT…
JOURNEE Quand l’aube apparaît, il ne peut pas voir. Quand le soleil pointe, il ne veut rein entendre. Quand il est au zénith, il veut tout savoir, Et quand il se couche ne veut plus rien comprendre.
Deux mille auront bientôt passé, Sans qu’ils n’aient la moindre étincelle, Malgré toutes les épreuves du passé, Ils ne voient pas que leur vie chancelle.
Pour parer de leurs couleurs vives Les journées d’un nouveau temps, Quand bourgeonne le Printemps.
La chaleur étouffe les gens, Les corps sans volonté, Quand se rallume l’été.
Ces fenêtres qui pleurent, Ces feuilles qui m’effleurent, Le ciel qui tonne, Font tomber l’automne.
HIVER Les arbres semblent morts, Gelés dans leur corps, Dénudés de tout vert, Quand arrive l’hiver.
Avec ton cœur je briserais les carcans. Avec tes yeux j’éblouirais les campagnes. Avec ton Amour je ferais un enfant.
SANS SAVOIR Sans savoir pourquoi ni comment, Je t’aime sans relâche. Mais si ton cœur me lâche Ne me dis ni pourquoi ni comment.
Il est tard…
Petite fille aux yeux clairs, Qui à mon cœur à donné un toit, Et à ma vie un peu d’air.
IX Elle est venue un jour, Ou seul, je me demandais ce qu’était l’Amour. D’un unique regard, De ses yeux clairs elle me dit que c’était un art. Elle a des yeux que lui envient les étoiles, Et qu’on n’oserait cacher d’un voile. La Déesse même est jalouse de sa bouche Que rêve d’effleurer le soleil qui se couche. Elle a un cœur si grand pour moi, Lorsqu’elle daigne m’appeler toi. Elle prend une si grande place dans ma vie Qu’à son visage je me rallie.
J’ai envie de t’aimer Jusqu’au plus profond de toi. J’ai envie de t’adorer Pour que ton plaisir ne soit que moi. Je veux de toi encore plus fort Afin que tu m’appartiennes, Qu’avec les flammes de nos corps Au fond de toi tu seras mienne.
Dans nos corps qui fusionnent, Que notre Amour nous fasse mal Et que notre cœur tonne.
Je veux que tu soies à moi, Et au plus profond de ton sommeil Alors je serais à toi. XIII Ils marchent tous en rang derrière la charrette sombre Qui transporte en silence à sa dernière demeure Celui qu’ils n’apercevaient plus que dans l’ombre Et qui ne leur laisse que des pleurs. Le visage blême et le dos courbé, Ils regardent avec effroi La grande boîte clouée, Qui renferme à jamais la noirceur et le froid. Lentement ils attendent dans le mystère Qu’ on lui confie les clés de l’ultime abri. Ou, dans l’humidité de sa dernière terre, Il attendra sans bruit Que l’un d’eux à son tour vienne le rejoindre, Et ensemble ils attendront dans la pénombre, A l’heure ou le soleil va poindre, Ceux qui marchent derrière la charrette sombre.
1628
Dominant fièrement la terre, Mémoire fidèle de l’histoire, D’hommes gardant toujours l’espoir.
De souffrance mais aussi d’avenir, Qui, salées par la vie, souillées par le sang, Ne se rendirent jamais pour l’honneur de leur rang.
Mais fières blessures de gamines, Qui pour la liberté de gosses, N’hésitèrent pas à prendre la crosse.
Sans cesse par l’ennemi hantée, Unique souvenir de la citadelle, Du passé martyr de La Rochelle.
Seul dans une gare, Où tout le monde semble perdu Je regarde passer le hasard D’un monde fait d’impromptus
D’un quai à l’autre, D’un rêve qui s’efface, Sans se soucier de qui est l’autre.
S’éloignent de leur existence Ou cherchent le bonheur, Et à leur vie trouver un sens.
Pour aller quelque part ou nulle part Réaliser un rêve vain, Qui peut-être se trouve dans une gare.
XV Cette languissante chaleur qui agrémente l’ennui, Et à tout moment fait renaître l’envie D’être quelque part mais ailleurs, En quête de quelques instants de bonheur.
Le silence brûlant de l’être aimé Cette fausse fraîcheur et ce feu invisible Sont les agresseurs de mes illusions sensibles,
De leurs habitudes et de leurs fautes Inconscientes, mais trop présentes, Résultat d’une incompréhension pesante.
Avec une femme qui fera ma vie, En attendant dans la nuit, La mort de ces moments d’ennui.
Je ne t’aimerai que d’envie. Et dans mon cœur et dans ma vie, t’aimer sera mon bonheur au fil de mes jours et des heures.
Offre moi pour toujours Rêves éveillés et secrets intimes, Eléments profonds d’un amour sublime
Aussi sensuel que certains soirs d’été, Ceux où l’on a envie d’aimer, Honneur lubrique des corps affamés.
Royaume des sensations profondes, Imaginer que le désir, Est bien plus fort que de mourir.
XVII
Toi, ma belle enfant aux yeux clairs, Lorsque mon cœur s’assombrit Et que mon âme se referme sans bruit.
Quand la tristesse vole mes joies, Et que ma vie lentement s’enterre Dans des pensées involontaires
Car tu connais bien tes armes. Et telle une jeune fille innocente, D’un seul regard tu me tentes.
Avec toi je vais m’envoler, Dans le profond calme sûr d’une sérénité compacte et sans fissures.
A la fois tendre et furieuse, Aux sensations étonnantes et curieuses, Elle est comme une femme volage Qui au quatre vents oublie son âge. Pourtant elle fait encore peur, Elle qui n’est faite que de la sueur D’hommes l’ayant affrontée, Qu’elle a séduits ou rejetés Elle est calme pour attirer Celui qu’elle veut mieux dominer. Et se déchaîne comme une furie Quand à son piège il est pris. Fière compagne de Neptune, Amie secrète de la lune Elle est pourtant notre mère, Cette femme qu’on appelle la mer.
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